Du versant sud du Haut Atlas aux confins présahariens, la zone d'action de l'Agence réunit les bassins du Guir, du Ziz, du Rhéris et du Maïder : un territoire de montagnes, de vallées irriguées et d'oasis.
Vue d'ensemble
La zone d'action s'étend sur le sud-est du Royaume. Elle est bordée au nord par la ligne de crête du Haut Atlas oriental, à l'ouest par le bassin du Drâa, à l'est par la frontière et au sud par les étendues présahariennes où les oueds se perdent dans les plaines. Les cours d'eau naissent dans la montagne, traversent des gorges et des vallées étroites, puis s'étalent dans des plaines alluviales où se sont développées les palmeraies.
Superficie indicative de la zone : donnée de démonstration, à remplacer par la valeur officielle et sa source.
Les sous-bassins
- Le bassin du Guir, à l'est, dont les eaux sont mobilisées pour l'irrigation des périmètres de l'aval et l'alimentation en eau potable des centres de la vallée.
- Le bassin du Ziz, au centre, axe historique des oasis, qui relie les hautes vallées de l'Atlas au Tafilalet.
- Le bassin du Rhéris, à l'ouest, aux crues rapides, qui rejoint le Ziz dans la plaine avant de se perdre vers le sud.
- Le bassin du Maïder, au sud-ouest, drainé par des oueds intermittents issus du versant sud du Jbel Saghro.
Le contexte hydrologique
Le climat est aride à semi-aride. Les précipitations, concentrées sur la montagne, alimentent des écoulements très irréguliers : de longues périodes d'étiage alternent avec des crues brèves, parfois destructrices, qui constituent pourtant l'essentiel de la ressource mobilisable. Les retenues des barrages jouent un rôle de régulation entre ces extrêmes.
Les nappes alluviales des vallées et les aquifères plus profonds assurent une part importante de l'alimentation en eau potable et de l'irrigation. Leur recharge dépend des crues et des infiltrations sous les périmètres irrigués ; leur niveau est suivi par le réseau piézométrique.
Les enjeux de la ressource
La demande en eau a augmenté avec l'extension des périmètres irrigués, le développement des centres urbains et l'activité touristique. Dans le même temps, la variabilité climatique accroît la fréquence des épisodes de sécheresse. La gestion du bassin cherche à préserver les usages traditionnels des oasis, à sécuriser l'eau potable et à maintenir les nappes dans des limites d'exploitation durable.
Population et usages : données de démonstration à compléter à partir des sources officielles.
Les grands paysages
Trois grands ensembles se succèdent du nord au sud : la haute montagne et ses vallées encaissées, où naissent les oueds ; les plateaux et les gorges qui les traversent ; enfin les plaines et les palmeraies, où l'eau, distribuée par les séguias et les khettaras, dessine le paysage des oasis. Les barrages, les lacs collinaires et les périmètres modernes complètent aujourd'hui ces aménagements anciens.
Les bassins voisins
La zone d'action est limitrophe des bassins de l'Oum Er-Rbia et de la Moulouya au nord, du Drâa à l'ouest et du bassin frontalier de l'Est. La coordination avec les agences voisines porte notamment sur le partage des connaissances hydrologiques et sur la gestion des aquifères transfrontaliers entre bassins.
Climat
Le bassin de démonstration relève d'un climat aride à semi-aride : des hivers froids en montagne, des étés très chauds dans la plaine et des précipitations irrégulières concentrées sur l'automne et le printemps. Les crues, brèves et violentes, succèdent à de longues périodes sèches.
L'Agence suit l'évolution du climat à partir de ses stations pluviométriques et climatiques et adapte ses règles de gestion aux années déficitaires. Lecture de démonstration ; aucune série climatique réelle n'est reproduite.